De photographe à accompagnante par la photographie : mon parcours et ma quête de sens
Photographier le vrai, même quand tout vacille
Pourquoi ce silence
Voilà bien longtemps que je n’ai pas posté par ici. Hier , j’ai promis de t’expliquer pourquoi.
En fait ce post aujourd’hui est un peu aussi pour moi, pour m’aider à clarifier et je souhaite partager ma réflexion avec toi.
La naissance de Rosy Photographie
Voilà désormais 9 ans que Rosy Photographie est née. Cette entreprise, je l’ai créée d’abord pour “être réglo” envers les autres photographes, envers la profession. C’était sans doute aussi une manière de m’officialiser moi, Rosy, en tant que photographe. Comme si finalement, j’avais besoin de ça pour me sentir légitime.
Je photographiais déjà par passion dès 2011, alors que je travaillais dans un camping. C’est d’ailleurs à ce moment là que j’ai acheté mon premier réflex. En 2017, c’est le déclic, je crée mon entreprise “Rosy Photographie”.
Jusqu’en juin 2019, je jongle entre quelques séances portrait, les premiers mariages et un emploi salarié à temps plein, dans un centre de formation d’apprentis. Puis mon employeur accepte que je passe à temps partiel pour consacrer plus de temps à mon activité indépendante.
L’entrepreneuriat, pour de vrai
Je découvre le joyeux monde de l’entreprenariat, pour de vrai, avec tout ce qu’il comporte : les doutes, les peurs, les joies, la reconnaissance.
Je m’épuise dans mon emploi salarié, puis finis par démissionner sur fond de burn out, harcèlement … mais je rebondis et retrouve un emploi en CDD dans un lycée professionnel. La fin de ce contrat me permet d’ouvrir des droits au chômage. C’est le bon moment pour tout donner, à fond dans mon entreprise. Mais c’est dur d’évoluer dans ce monde des réseaux sociaux, alors je me forme.
Je suis plusieurs formations, dont plusieurs me déçoivent, je rencontre des “grandes personnes” qui m’inspirent, puis qui me déçoivent. En parallèle de la photo, je développe aussi mon autre activité, celle de guide conférencière (guide touristique). La concurrence dans les deux activités augmentent, je vois arriver de plus en plus de photographes, de plus en plus de guides.
Puis vient octobre 2025, je n’ai plus d’allocations chômage. C’est le grand bain et je ne sais pas encore trop bien nager.
Une pratique photographique qui évolue
Ma pratique évolue, j’ai envie de proposer autre chose que seulement les séances familles et les mariages. Depuis quelques années, j’ai déjà trouvé ce qui me plait réellement dans la photographie : permettre aux gens d’avoir des souvenirs vrais de leur vie, de leur quotidien. J’aime les émotions vraies, pas fabriquées.
Alors je propose un nouveau “concept” : je propose une activité qui permet à la famille de se réunir, sans les téléphones, sans les “je peux pas, j’ai du ménage à faire”. Je suis convaincue que cela peut avoir un réel impact mais encore une fois, j’ai l’impression d’être invisible. Je ne vis pas de mon activité.
La quête de sens et la photographie thérapeutique
Dans cette quête de sens, je découvre la “photo thérapie” ou “photographie thérapeutique”, bref, une manière d’accompagner à (re)prendre conscience puis confiance dans son corps. Je me forme à la thérapie brève en novembre 2024. C’est incroyable comment on peut amener les personnes à trouver elles-mêmes les solutions à leurs problèmes.
Je veux pouvoir accompagner les gens dans un mieux être ! Mais ça me fait peur (coucou le syndrome de l’imposteur !!). Alors en 2025, un an après, je complète avec un atelier dédié à l’accompagnement au mieux être par la photographie.
Je suis reboostée, j’ai envie de passer le cap, de me faire confiance et d’enfin faire bénéficier des personnes qui ont besoin de retrouver une complicité avec elles-mêmes.
Quand le corps oblige à ralentir
Mais voilà, entre la vie de maman de deux jeunes enfants, la fatigue accumulée, mon corps m’oblige à ralentir. Une chute au sport sur les fesses, et bim, le coccyx en vrac. Puis quelques jours après, le dos qui coince.
Alors c’est le temps des questionnements, de la réflexion. Mais si je veux pouvoir payer les factures, je ne peux pas rester les bras croisés à me morfondre sur mon canapé. C’est dans ces moments là qu’on remet tout en question.
Ma relation aux réseaux sociaux
Bien sûr, dans ces réflexions, vient le sujet des réseaux sociaux. Comment m’imposer des limites ? Aka comment ne plus scroller pendant une heure au lieu d’aller me coucher. Comment faire plaisir à l’algorithme sans que ce ne soit une contrainte pour moi ?
Comment impacter les gens sur les réseaux, qui n’accordent que quelques secondes à un post ou une story ? J’ai des choses trop chouettes à apporter, avec mes compétences, ma joie de vivre et mes jolies photos !
L’humain avant l’algorithme
Alors oui, ces derniers temps j’ai été très peu présente sur les réseaux, oui, l’algo ne va pas être content, mais je privilégie l’algo naturel, celui de la vraie vie, qui fait que je respire, que j’aime et que je suis aimée, celui qui me fait côtoyer des personnes formidables.
Oui, aujourd’hui, mes priorités vont sûrement changer et je vais avoir besoin de toi.
Faire appel au réseau de la vraie vie
Toi qui me suis, de près ou de loin, toi. Un petit geste, un partage, un commentaire, une recommandation à tes proches. C’est ce réseau là dont j’ai besoin aujourd’hui, pour que je puisse vivre de ma passion et surtout faire profiter au maximum de gens mon accompagnement.
Et maintenant ?
A partir d’aujourd’hui, les posts seront sans doute un peu différents, parce qu’ils seront faits avec le coeur et non plus pour faire plaisir à l’algo. Peut être que je me tire une balle dans le pied, mais l’humain est ma priorité.
J’ai aussi envie de poster “utile” et que ça te parle, que ça te touche, que ça t’émeuve, que ça te bouscule aussi, peut-être. Aide moi à te proposer du contenu qui t’intéresse, je mets régulièrement des boites à questions, profites-en !
Sur ce, je vais continuer ma (mes) réflexion et j’essaie de te revenir vite.
Bien à toi,
Rosy


